Pour le président Macron, trop de Français oublient le sens de l'effort.

Pour le président Macron, trop de Français oublient le sens de l’effort.

Emmanuel Macron a fait l’éloge de l’apprentissage devant plusieurs boulangers, avant d’estimer que trop de Français avaient oublié “le sens de l’effort”.

Emmanuel Macron a loué vendredi “le sens de l’effort” en estimant que “les troubles que notre société traverse sont parfois dus au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu’on peut obtenir” quelque chose “sans que cet effort soit apporté”.

“Notre jeunesse a besoin qu’on lui enseigne un métier et le sens de cet engagement qui fait qu’on n’a rien dans la vie si on n’a pas cet effort”, a-t-il dit, devant les maîtres-boulangers réunis à l’Élysée pour la traditionnelle galette des rois.

population

“Les troubles que notre société traverse sont aussi parfois dus, liés au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu’on peut obtenir sans que cet effort soit apporté. Parfois on a trop souvent oublié qu’à côté des droits de chacun dans la République, et notre République n’a rien à envier à beaucoup d’autres, il y a des devoirs. Et s’il n’y a pas ce sens de l’effort, le fait que chaque citoyen apporte sa pierre à l’édifice par son engagement au travail, notre pays ne pourra jamais pleinement recouvrer sa force, sa cohésion, ce qui fait son histoire, son présent et son avenir”, a-t-il assuré.

Éloge de l’apprentissage

Le chef de l’État a fait l’éloge de l’apprentissage, qui “permet à chaque jeune de trouver sa place dans la société”. Il enseigne “l’engagement des matins tôt et le soir tard, pour arriver à l’excellence”, à une époque “où on pense qu’on peut tout apprendre en quelques jours”.

plaisanterie

Il a aussi félicité les lauréats des concours de la meilleure baguette de tradition française, Laurent Encatassamy, boulanger à Saint-Paulin à La Réunion, et de la meilleure baguette de Paris, attribuée à Mahmoud M’Seddi, boulanger du XIVe arrondissement, parmi les 33.000 boulangeries artisanales en France. “C’est un maillage unique dans les territoires” de ces professionnels qui “font du lien social”, a-t-il ajouté.

“Notre pays, dans ces moments difficiles, dit que ce lien, il ne veut pas le voir s’abattre. Quand je vois des gens qui s’attaquent aux commerces, ils ont compris l’inverse de ce pourquoi ils se battent parfois”, a-t-il critiqué, en références aux dégradations contre des commerces commises en marge des manifestations des gilets jaunes.

La défiance des Français envers les institutions politiques atteint un niveau historique

La confiance envers le président de la République s’établir à 20%, soit une chute de 16 points par rapport à l’an passé.
Jamais les Français n’ont eu aussi peu confiance envers les institutions politiques. C’est en tout cas ce que révèle l’enquête annuelle du Centre d’étude de la vie politique (Cevipof), publié ce vendredi par Le Figaro.

confiance

Lorsqu’on interroge les Français sur leur état d’esprit actuel, 32% affirment ressentir de la lassitude, 31% de la morosité et seulement 11% de la confiance. A contrario, 9% de l’enthousiasme. Au centre de ce mécontentement: Emmanuel Macron et son gouvernement. La confiance envers le président de la République s’établit ainsi à 20%, soit une chute de 16 points par rapport à l’an passé. Des chiffres qui font écho à la grogne des gilets jaunes, mobilisés depuis neuf semaines pour faire entendre leur grogne face aux actions du gouvernement.

Confiance dans les institutions de proximité

En revanche, lorsqu’on interroge les Français sur l’ensemble des institutions politiques, on remarque que leur confiance dépend du degré de proximité. Les sondés font donc le plus confiance en leur maire, puis leur conseiller général, puis leur député, puis “le président de la République actuel”, et enfin, leurs députés européens. A noter: si la confiance envers le maire continue de progresser (58%), celle du député recule (31%).

moment gênant

Réalisée du 13 au 24 décembre, en pleine crise des gilets jaunes, l’enquête confirme ainsi la méfiance historique des Français envers leurs institutions. Seuls certains services comme les hôpitaux ou la police ont encore un véritable soutien des Français.

Étude réalisée du 13 au 24 décembre 2018 auprès d’un échantillon de 2116 personnes inscrites sur les listes électorales, issu d’un échantillon de 2251 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Laeticia Faubert

Je suis l'administratrice de du site, merci les filles.