Il venait vendre ses calendriers, un pompier sauve une famille de l’intoxication en France.

Calendriers : enfin une belle histoire aujourd’hui, lors de sa tournée des calendriers, un pompier d’Arras a sans doute sauvé la vie d’une famille.

Le calendrier des pompiers sauve la vie d’une famille. Un sapeur-pompier du centre d’incendie et de secours d’Arras, dans le Pas-de-Calais, a empêché une probable intoxication au monoxyde de carbone (CO) des membres d’un foyer à Anzin-Saint-Aubin, lors de sa tournée de calendriers, raconte La Voix du Nord.

pompier

Comme chaque année, Jérôme Bocquery faisait du porte à porte, dimanche, pour vendre les fameux calendriers des pompiers. Il était environ 13h, dimanche, lorsqu’il fait un constat inquiétant dans une maison. « Une dame enceinte m’ouvre, j’entre et je sens tout de suite une odeur de fioul et je vois comme un voile de fumée au plafond », raconte-t-il au quotidien régional.

La cave envahie de fumée

Il a alors demandé à toute la famille, un couple et leurs deux enfants, de sortir, avant d’alerter ses collègues. Il a ensuite constaté que la cave, où se trouvait une chaudière au fioul, était envahie de fumée.

les pompiers

Arrivés sur place, les pompiers devaient déceler une concentration dangereuse de particules à l’intérieur de la maison. Après analyse, il est établi que le père avait 1 % et les deux enfants 2 % de CO dans le sang. Tous ont été transportés à l’hôpital.

Lors du transfert à l’hôpital, Jérôme Bocquery a proposé d’offrir le calendrier au père. Ce dernier a refusé et l’a acheté 10 euros.

Le monoxyde de carbone, ce tueur en série insaisissable

Avec le retour du froid, l’Agence régionale de santé met en garde contre les intoxications au monoxyde de carbone…

Il est vicieux et n’hésite pas à prendre des vies. Alors que l’été est déjà loin et que les températures se rafraîchissent, l’Agence régionale de santé (ARS) lance une campagne de prévention des risques liés au monoxyde de carbone.

Comme la grippe, il revient avec l’hiver. Le monoxyde de carbone (CO), c’est un gaz incolore, inodore et sans saveur, très toxique pour les êtres humains ou les animaux. Il provient d’une combustion incomplète de composés carbonés. Sa présence est accentuée soit par une mauvaise alimentation en air frais, soit par une mauvaise évacuation des produits de combustion dans les appareils de chauffage.

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Plus de 400 intoxications l’hiver dernier

Les dernières données fournies par l’Agence régionale de santé prouvent que la région des Hauts-de-France est loin d’être épargnée par le phénomène. « Au cours de la dernière saison de chauffe [septembre 2015 à mars 2016], on a dénombré 407 personnes exposées au monoxyde de carbone lors d’une intoxication à domicile », déclare l’ARS dans un communiqué. Environ 80 % des victimes ont dû être hospitalisées et trois d’entre elles sont décédées.

Selon l’Agence, l’effet du monoxyde de carbone sur l’organisme peut être très rapide. De l’ordre de quelques minutes. Si l’habitation n’est pas équipée en détecteur ou en chats, il y a des symptômes qui ne trompent pas avant la perte de connaissance : maux de tête, nausées, vomissements. Dans ce cas, il faut avant tout ouvrir les fenêtres et arrêter l’appareil de chauffage suspect.

fumée

Les règles de base

Mais la prévention est le meilleur des remèdes. Le gendarme de la santé recommande donc de faire ramoner et vérifier les installations de chauffage par des professionnels avant la saison froide. Mais il faut aussi aérer le logement régulièrement et ne surtout pas boucher les grilles d’aération.

Pour les utilisateurs de chauffages au charbon, l’ARS a mis en place un système d’alerte par SMS. En fonction de critères météorologiques caractéristiques des pics d’intoxications au CO (température douce et humidité élevée), des SMS appelant à la vigilance seront envoyés aux personnes concernées.

Pour bénéficier de ce service gratuit, il suffit de s’inscrire par téléphone au 03.20.31.71.57.