Ne me dis pas de tourner la page, perdre un parent, y a rien de pire.

Tourner la page : En écoutant les bruits inquiétants venant de la salle de soins intensifs où mon père gisait mourant au téléphone.

Je préparais mon esprit et mon cœur pour ce jour depuis des mois. Nous avions découvert pour la première fois que mon père avait un cancer de l’œsophage il y a tout juste neuf mois. Il y avait eu un tourbillon de séances de chimiothérapie, d’admissions à l’hôpital, de visites chez le médecin et de maux de cœur depuis. Nous savions que l’inévitable était sur le point d’arriver. Nous savions que son cancer était sur le point de gagner et d’emporter, notre père et grand-père aimant.

adieu

Nous savions qu’il était mourant. Nous nous préparions à laisser reposer son corps atteint de cancer.

Je n’étais pas tout près quand l’infirmière m’a dit qu’il était parti au téléphone. J’étais à 3000 km quand elle a appelé. Mais j’ai poussé un petit soupir de soulagement à l’idée de savoir que mon père ne souffrait plus. Il était enfin en paix.

cimetière

Je me disais avec assurance que le pire était enfin passé.

Cependant, mon cheminement dans le deuil n’en était qu’à ses débuts. Cette période a été douloureuse, déchirante et même merveilleuse. Les étapes vont et viennent.

deuil

Ce que tu ne sais peut-être pas, c’est que mon père est décédé il y a plus de cinq ans. Mais il ne se passe pas un jour sans que je ne pense à lui, que je ne pleure pas pour lui, que je ne pense pas à lui.

La suite ===>

Laeticia Faubert

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