Le soignant d’un l’EHPAD en détention après avoir mis des baffes à un retraité de 98 ans.

Personnel soignant d’un l’EHPAD en détention, il aurait mis des gifles à un retraité de plus de 98 ans. la famille avait caché une caméra dans la chambre.

L’homme soupçonné a été mis à pied depuis le dépôt de plainte vendredi. Ce n’est pas seulement la violence de la gifle qui rend la scène insoutenable. Ni les gémissements et les pleurs de la vieille dame de 98 ans. C’est le sang-froid de l’aide-soignant. Son absence de colère. L’impression, peut-être fausse, que le geste est mécanique, quasi protocolaire.

Cette séquence, qui n’est même pas la plus choquante des trois vidéos que nous avons pu visionner, vaut en tout cas à un employé de la maison de retraite « La Maison du grand cèdre » à Arcueil (Val-de-Marne) d’être placé ce mercredi matin en garde à vue au commissariat du Kremlin-Bicêtre. Ce salarié, qui travaille dans cet établissement depuis son ouverture il y a neuf ans et qui aurait formé plusieurs nouveaux, doit désormais répondre de violence sur personne vulnérable.

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Une qualification aggravée par l’ITT de 90 jours délivrée par les médecins à Monique*. La pensionnaire de la maison de retraite est, depuis, hospitalisée pour une double fracture du fémur. A priori, cette blessure ne serait pas liée à un coup que l’aide-soignant aurait porté dans la nuit du 6 au 7 février, le lendemain de la gifle. Sur les images de la caméra de vidéosurveillance, cachée par la famille dans la chambre de leur mère ou de leur grand-mère, on devine pourtant que la vieille dame se prend un coup. Le craquement, le meuble qui bouge et les cris de détresse le laissent imaginer.

« Pitié pour moi ! » La supplique de Monique* laisse en tout cas de marbre l’employé. « Ferme ta gueule vieille s… », lui ordonne-t-il. Cela fait 1h45, cette nuit-là, que la pensionnaire appelle au secours sans qu’on lui vienne en aide. Elle est tombée de son lit et vient sans doute de se briser le fémur. Un cure-dent à la bouche, l’homme va quand même « s’occuper » d’elle. Il la traîne d’abord par les jambes, puis par les cheveux, avant de la jeter sur le lit d’un seul mouvement. « Pitié pour moi », lui répète la pensionnaire. « Ferme ta gueule fais chier », la rabroue l’employé.

Si ces scènes ont été filmées, c’est que la famille, qui ne souhaite pas s’exprimer pour le moment sur cette affaire, avait des doutes. Après plusieurs chutes chez elle, Monique est placée en novembre 2016 dans cet établissement revendiquant plusieurs distinctions pour la qualité des soins apportés à ses pensionnaires.

Les enfants avaient été reçus par la direction

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