Un “Gilet Jaune” de 61 ans perd la vie percuté par un poids lourd.

Un manifestant « gilet jaune », âgé de 61 ans, a été mortellement renversé par un camion poids lourd qui a tenté de forcer un barrage filtrant à Agen.

Ce jeudi matin, un « gilet jaune » de 61 ans est mort près d’Agen, renversé par un poids lourds lors d’un rassemblement de manifestants, non loin de l’accès à l’autoroute A62, a-t-on appris auprès de la police et de la préfecture.

Un poids lourd était immobilisé près d’une station-service quand un deuxième camion, sans remorque, a tenté de le doubler et a percuté le « gilet jaune », a-t-on expliqué de source policière, précisant que le chauffeur était en garde à vue.

L’accident s’est passé sur la commune du Passage d’Agen peu avant 10 h 30. La victime, originaire de Villeneuve-sur-Lot, était venue soutenir les « gilets jaunes » agenais, pour une manifestation symbolique au matin où le rond-point en question risquait d’être démantelé, comme plusieurs dizaines d’autres ces derniers jours. Une cellule psychologique a été mise en place par les pompiers à destination des «gilets jaunes» sous le choc, a-t-on précisé de source policière.

Edouard Philippe

La victime régulait la circulation

Selon un témoin, l’accident est survenu alors qu’un poids lourd n’a pas voulu attendre et a dépassé un autre camion, alors que la victime était en train de réguler la circulation au barrage filtrant.

« C’est terrible, cela s’est passé sous mes yeux, à quelques centimètres, il a forcé le passage. Je l’ai vu percuter “le gilet jaune” qui faisait la circulation », a expliqué Corinne, une « gilet jaune » agenaise. « Je suis sous le choc ».

« Je vais rester quelques minutes avec mes camarades puis je vais rentrer chez moi », a déclaré cette femme, résolue à poursuivre les actions. « Il faut qu’on continue le mouvement, il ne faut pas qu’il soit mort pour rien ».

le pire

« Il y a trop de blessés et de morts parmi nous », a-t-elle déploré.

«Gilets jaunes»: Quatorze mis en examen après l’incendie d’un péage à Bandol

Quatorze « gilets jaunes » qui avaient été interpellés lundi après l’incendie du péage de Bandol (Var) sur l’autoroute A50 ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire mercredi soir, a-t-on appris auprès du parquet de Toulon.

Peu après les faits, les forces de l’ordre avaient procédé, dans la nuit de lundi à mardi, à l’interpellation de 17 personnes soupçonnées d’avoir participé à ces exactions. Mercredi, à l’issue de leur garde à vue, trois d’entre elles avaient été mises hors de cause et relâchées.

61 ans

Mandat de dépôt

Quatorze autres ont été présentées à un juge d’instruction dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « incendie volontaire, participation à un attroupement en vue de commettre des violences ou des dégradations, entrave à la circulation et, pour certains des mis en cause, rébellion », avait précisé Bernard Marchal, procureur de la République de Toulon.

Le parquet avait requis un mandat de dépôt pour un certain nombre de ces prévenus mais il n’a pas été suivi par le juge des libertés et de la détention.

Depuis plusieurs semaines, plusieurs péages et installations autoroutières du sud de la France, de Perpignan à Orange en passant par La Ciotat, ont été dégradés. Dans la nuit de mardi à mercredi, c’est un local appartenant à Vinci, à Bessan, dans l’Hérault, qui a été endommagé par un sinistre.