120 retraités s’adressent à Emmanuel Macron en Mayenne.

D’un côté 120 retraités mayennais se sont mobilisés dans les rues de Laval en Mayenne, de l’autre côté près de 200 retraités s’étaient réunis à Poitiers.

Ils ont tous répondu à l’appel de plusieurs organisations syndicales et associations. Les révendications sont toujours les mêmes pour cette partie de population. Les retraités réclament l’annulation de la hausse de la CSG, ainsi qu’une revalorisation de leurs pensions.

Les citoyens français n’attendent plus que les samedis pour manifester contre la politique d’Emmanuel Macron. Deux rassemblements ont eu lieu ce jeudi 31 janvier, le premier à Laval en Mayenne et le deuxième à Poitiers dans la Vienne.

Tout cela dans le but de défendre leur pouvoir d’achat.

“C’est compliqué financièrement avec notre retraite, on ne peut pas se permettre autant de dépenses que lorsque nous étions salariés actifs.” confie un retraité de Poitiers.

“C’est injuste, c’est intolérable, depuis l’élection d’Emmanuel Macron, les retraités sont devenus la variable d’ajustement du budget de l’Etat”

témoigne une manifestante de Laval.

Certains notent que les pensions n’augmenteront en 2019 “que de 0.3%”. A l’inverse, l’inflation devrait atteindre 1.7% selon la Banque de France.

Mais à part les chiffres qui ne vont pas en faveur d’augementation du pouvoir d’achat c’est le comportement du président Emmanuel Macron qui agacent de nombreuses personnes. Les termes “mépris”, “déclassés” reviennent dans les discussions.

“Honnêtement, nous sommes maltraités et il y a du mépris dans les déclarations du Président de la République à l’égard des retraités. Nous avons travaillé toute notre vie.” a déclaré Marc Laprie, responsable de la CGT-Retraités de la Vienne.

Un autre manifestant regrette, lui, que les différentes contestations sociales du moment, en France, ne s’agrègent pas en un seul mouvement:

“ça fait 35 ans que je défends les droits des salariés, 35 ans que je défends le pouvoir d’achat, 35 ans que je me bats pour la sécurité sociale. Si les gens s’étaient bougés le cul quand on les avait appelés! Je ne remets pas en cause les gilets jaunes. Moi, je suis, en quelque sorte, un gilet jaune depuis 35 ans”.

Les retraités de Bordeaux ainsi que de plusieurs autres villes en France ont également soutenu le mouvement ce jeudi 31 janvier.

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