Après l'acte VIII des "gilets jaunes", Macron se lâche.

Après l’acte VIII des “gilets jaunes”, Macron se lâche.

Macron se lâche ! À Paris, les locaux du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux ont été pris pour cible, il prend la parole.

“Une extrême violence est venue attaquer la République.” A l’unisson, Emmanuel Macron et les membres du gouvernement ont condamné les faits de violences qui ont émaillé l’acte VIII de la mobilisation des gilets jaunes ce samedi 5 janvier.

Plusieurs incidents ont été répertoriés en province, où des milliers de manifestants se sont réunis dans plusieurs grandes villes. La manifestation parisienne a elle été marquée par des violences contre des gendarmes sur la passerelle Sédar-Senghor, ainsi que par l’intrusion de plusieurs individus -dont certains portant un gilet jaune- dans la cour du ministère du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, qui a dénoncé une “attaque inadmissible contre la République”.

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Prenant la parole sur Twitter, le président de la République a dénoncé une “extrême violence” contre la République, “ses gardiens, ses représentants, ses symboles.” “Justice sera faite. Chacun doit se ressaisir pour faire advenir le débat et le dialogue”, a-t-il affirmé, faisant référence au grand débat national prévu par le gouvernement.

Plusieurs membres du gouvernement ont également condamné avec fermeté les faits de violences, notamment à l’égard de Benjamin Griveaux. Marc Fesneau, chargé des relations avec le Parlement et qui partage ses locaux avec le porte-parole a publié plusieurs photos. “Voilà sans doute la manière dont M. Drouet et ses indéfectibles soutiens comptaient ‘entrer à l’Elysée'”, a-t-il fustigé, reprenant des termes employés par les manifestants. “Honte aux pyromanes de la république.”

Le ministre de l’Action et des Comptes Publics Gérald Darmanin a lui condamné “une attaque contre les institutions et la République” et tenu à remercier les forces de l’ordre.

De son côté, le gilet jaune Benjamin Cauchy, l’une des figures du mouvement, a dit à franceinfo regretter l’intrusion de plusieurs manifestants dans le ministère de Benjamin Griveaux. “C’est un acte regrettable, inadmissible, qui ne correspond absolument pas à l’esprit du mouvement social des gilets jaunes. J’espère que les coupables seront jugés correctement par rapport à ces méfaits qui entachent la légitimité de nos revendications”, a-t-il indiqué.

“Ces exactions, j’en suis certain, ne sont pas le fait de gilets jaunes mais de personnes qui profitent de ce mouvement social pour casser, pour détruire”, a-t-il ajouté.

Laeticia Faubert

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