Les révélations CH0CS sur François Berléand, les détails.

François Berléand : Jusqu’au 31 décembre, il est sur la scène du théâtre Antoine, à Paris, où il donne la réplique à François-Xavier Demaison.

Dans la très drôle pièce de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière, Par le bout du nez. Et, du nez, François Berléand en a. Il n’y a pas de secret, ce gourmet au palais délicat apprécie depuis toujours les grands vins.


Une passion qui, depuis quelque temps, s’est transformée en addiction, comme il le confiait récemment dans l’émission de RTL On ne répond plus de rien.

Comme de nombreux franciliens, quand il a appris le 16 mars dernier que le pays serait fermé pendant plusieurs semaines, le comédien a décidé, un peu précipitamment, de fuir Paris en compagnie de sa petite famille.


Des voisins, propriétaires d’une maison de campagne dans le Lot, près de Cahors, les ont d’ailleurs invités à les rejoindre.

François Berléand glisse dans le coffre de sa voiture quelques unes des 5 000 bouteilles de sa cave personnelle afin de les partager avec ses invités.

berléand françois

Mais alors qu’il pensait fuir l’épidémie par un refuge à la campagne, celui-ci apprend, peu après son arrivée, qu’une des personnes les accueillant est contaminée !


Ils sont 11 sous le même toit, le virus n’épargne aucun d’entre eux. Quelques-uns perdent leur goût et leur odorat, tandis que l’acteur s’en tire avec une légère fatigue. Par contre, sa petite amie, Alexia, est plus gravement atteinte.

François Berléand : Inquiet et n’ayant rien d’autre à faire que de tourner en rond dans la maison, François a pris l’habitude de se détendre en s’offrant un verre, suivi d’un deuxième puis d’un troisième.

“Je buvais au moins une bouteille par jour, en plus des amuse-gueule. Je suis arrivé avec des caisses et en ai acheté sur place”, raconte-t-il.

françois berléand femme

Si l’acteur admet une faiblesse pour Saint-Estèphe et Pauillac, la région viticole où il a trouvé refuge produit aussi d’excellents vins. Un cadeau du ciel pour cet amateur, mais également un piège.

Car toute consommation dépassant trois verres par jour pour un homme, deux pour une femme, constitue un cas d’alcoolisme selon l’Organisation mondiale de la santé.

François Berléand : Une bouteille en contenant six, soit près de 400 verres que François a ingurgités pendant ces deux mois d’isolement forcé ! Beaucoup trop, comme il s’en est rendu compte pendant son séjour.

En effet, nous confie-t-il à nouveau, cette convivialité enivrante finit par lui peser : “Ces moments étaient extraordinaires mais après un certain temps, j’en ai eu un peu marre.

“De retour à Paris, l’artiste a heureusement récupéré. C’est en toute sobriété qu’il invite désormais les spectateurs a se laisser guider par le bout du nez.

françois berléand film

François Berléand : “Ma famille et moi sommes tous atteints du coronavirus, dans le Lot”.

L’acteur, dont la pièce Par Le bout du nez sera reprise au Théâtre Antoine le 22 septembre aux côtés de François-Xavier Demaison, a confié à RTL son confinement très particulier aux environs de Cahors.

A quelques jours seulement de cet enfermement, François Berléand jouait au théâtre le rôle d’un psychiatre chargé de soigner un président de la République.

Cette pièce intitulée Par le bout de nez a reçu des critiques élogieuses y compris celle du Figaro. Le tout-Paris allait la découvrir.

Mais le destin et le coronavirus en décidèrent autrement. Le 17 mars, François Berléand, avec sa femme et ses enfants, a décidé de quitter la capitale pour fuir ce maudit virus.

Le samedi 12 septembre, sur RTL, l’acteur, dans un ton aussi amusé que caustique est revenu sur ces deux mois d’isolement forcé, passés non loin de Cahors dans le sud-ouest de la France.

françois berléand gilets jaunes

L’exil de la famille Berléand se décide, un peu comme celui de nombreux Français, dans la précipitation : “Nos voisins nous ont annoncé qu’ils partaient dans le Lot en isolement préventif et nous ont proposé de venir les voir”.

Dans cette précipitation générale, le comédien, faisant parler son instinct de conservation plus que sa raison, ne s’est pas gêné une seule seconde : “Nous avons pris le risque de partir avec toute ma famille pour aller avec des gens que nous ne connaissons pas mieux que ça. On était onze et on a tous attrapé le virus”.

Loin du pôle parisien, François Berléand pense avoir mis les siens au refuge. La réalité l’a rattrapé quand il a découvert qu’un de ses compagnons du Lot, hôte d’un malheur imprévisible, avait contracté la maladie : “L’un d’eux a été contaminé et nous avons tous attrapé la maladie.

françois berléand jeune

Alexia (sa compagne, ndlr) sévèrement et les autres beaucoup moins. Il y avait une perte de goût et d’odorat, mais je n’ai eu aucun symptôme”.

Dans l’adversité qui l’a frappé, l’acteur décida de calmer son anxiété compréhensible en la noyant dans la bouteille de plongée, dit-il en plaisantant.

Mais le confinement de François Berléand fait déjà partie du passé aujourd’hui. Le présent est maintenant le 22 septembre, à l’issue des répétitions qui se déroulent cette semaine.

françois berléand

François Berléand se trouvera sur la scène du théâtre Antoine devant François-Xavier Demaison que celui-ci tentera de diriger par Le Bout du Nez. Les spectateurs, même s’ils sont masqués, devront beaucoup rire.