Emmanuel Macron est interrompu et attaqué par un étudiant qui le traite de menteur.

“C’est un lieu de discussion. Je réponds d’abord à votre camarade puis je vous répondrai”, a poursuivi Macron qui a ensuite demandé à cet étudiant de ne pas l’invectiver, invitant également les services de sécurité à ne pas l’éjecter de la salle. “Et ne me mettez pas des papiers partout car quelqu’un va les ramasser et ce ne sera pas vous”, a-t-il lancé à son interlocuteur qui s’amusait à jeter des tracts.

Le fauteur de troubles étant sorti de son propre gré, le chef de l’État est revenu sur ces accusations et a développé sa réponse en conséquence.

“En France, les CRS ne s’attaquent pas aux étudiants. Il y a pendant des jours et des jours des étudiants et beaucoup de non-étudiants, y compris un petit chien extrêmement sympathique qui avait un compte Twitter, qui ont saccagé l’université de Tolbiac”, a-t-il déclaré avant de poursuivre avec un brin d’ironie: “Il faut arrêter les bêtises ! La moitié des gens ne sont pas des étudiants là depuis longtemps, ce sont des groupes anarchistes. Malheureusement, ils ont arrêté les études depuis très longtemps et n’ont pas envie de s’y remettre. Je serais très favorable à ce qu’ils reprennent les études mais eux n’ont pas envie”.

Enfin, le chef de l’État a clos sa réponse en parlant de l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, précisant que les gens à Notre-Dame-des-Landes n’ont pas été évacués par le CRS car, selon lui le jeune étudiant faisait référence a ça.

En voyage officiel en Belgique, Emmanuel Macron a été confronté ce lundi à la manifestation des «gilets jaunes». Le président a dit qu’il répondrait en temps voulu à la question, mais que ce n’était pas encore le bon moment.