Seulement 61 députés sur 577 seraient «en règle» sur leur déclaration d’intérêts.

Députés : La plateforme d’information sur les parlementaires français « Projet Arcadie » dévoile ce mardi un rapport sur la transparence des députés.

Un manque de transparence ou de simples oublis ? « Projet Arcadie », une plateforme d’information et de contrôle de la vie parlementaire, dévoile ce mercredi un rapport sur les déclarations d’intérêts des députés français. Tris Acatrinei, la fondatrice du projet, a passé quatre jours à éplucher et recouper les documents de l’ensemble des parlementaires du palais Bourbon. Selon elle, seuls 61 députés sur 577 respecteraient leurs obligations auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). 20 Minutes revient sur ce rapport.

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De quoi parle-t-on ?

Au début de leur mandat, tous les députés doivent remplir une déclaration d’intérêts auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), et la mettre à jour par la suite, si nécessaire. Le document doit comprendre certaines informations visant à prévenir les conflits d’intérêts : activités professionnelles passées ou en cours du député (ou du conjoint), actions dans une société, participation au conseil d’administration d’entreprises, activités bénévoles, etc. Ces informations peuvent être consultées en ligne sur le site de la HATVP.

« C’est le seul document public, accessible facilement*, qui permet d’avoir un panorama des intérêts d’un député, savoir comment il a gagné sa vie les cinq dernières années avant son élection, qui travaille avec lui… Il est donc important que tout soit noté rigoureusement, car la moindre omission peut jeter la suspicion », assure Tris Acatrinei.

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Quels sont les résultats du rapport ?

Seuls 61 députés auraient rempli complètement leurs obligations déclaratives, affirme-t-elle dans son rapport. Soit 31 % de moins que pour l’année précédente. « Pour la plupart, il s’agit de péchés véniels. Un manquement dans la mise à jour, l’oubli d’un mandat, d’une mission bénévole, un collaborateur parlementaire en moins… », explique Tris Acatrinei.

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