Brigitte Lahaie de retour dans un film à l’âge de 64 ans.

Dès 1976, Brigitte Lahaie, à peine âgée de 20 ans, commence sa carrière dans le p.0.r.n.0.

Elle réalise une centaine de films é.ro.ti.qu.es et “X” à une époque où l’industrie n’a rien à voir avec ce qu’elle est devenue.

Une époque où les artistes pouvaient tenir la caméra (comme le réalisateur d’Emmanuelle, Just Jaeckin).

 

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Brigitte Lahaie sur le tournage de Je suis à prendre (1978) de Francis Leroy. #agedordux #brigittelahaie

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La jeune femme pouvait se permettre une doublure pour les scènes de s.o.d.o.m..e, par exemple.

Brigitte a poursuivi sa carrière en écrivant et en jouant dans des comédies classiques et dans les films cultes de Jean Rollin, à la fois horribles et é.r.o.ti.q.u.e.s.

En 2001, le CMR lui a offert un micro : Brigitte Lahaie est devenue une voix, très écoutée, et une oreille bien attentive pour des milliers d’auditeurs.

Elle travaille à Sud Radio depuis 2016.

CE QU’IL Y A À PERDRE

Toutefois, on sait peu de choses sur sa vie privée. La libération lève le voile. Brigitte Lahaie s’est mariée tardivement “pour donner une place” à un homme d’affaires, dont elle est la seule à connaître le prénom, qu’elle décrit comme “attentif et prévenant”. Patrick travaille dans l’immobilier de bureau. Le couple, sans enfant, est installé dans une “belle maison de campagne”.


Et si Brigitte a commencé au X, monsieur est diplômé du X, comme on appelle l’École polytechnique. Dans Libé, elle raconte à la fois comment “c’est un métier de rester baisable à 60 ans”, en révélant ce qu’elle a retouché (nez et paupières), et le choix de la fidélité : “Ce n’est pas plus simple que pour les autres”.

brigitte lahaie

Pour sa part, le portrait de Libération a un goût de réhabilitation. Brigitte Lahaie est “pour le suicide assisté et le droit de mourir dans la dignité”, défend “la PMA, l’adoption gay ou le mariage pour tous”.

Nos collègues expliquent surtout ce qui est techniquement vrai dans ses propos sur le viol et comment ils n’étaient pas moins inacceptables dans ce débat.

 

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Brigitte Lahaie in Le Retour des veuves (1979) directed by Burd Tranbaree (Claude Bernard-Aubert)

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Mais il y a un fossé entre les militantes féministes, c’est-à-dire pour l’égalité entre hommes et femmes, et Brigitte Lahaie, capable de se confier le même jour au Parisien : “Il y a eu une dérive où toutes les peines qui auraient été mal ressenties par une femme seraient déjà du harcèlement.

Et puis ce sont souvent ceux qui font des révolutions qui perdent le plus. Je pense que les femmes risquent de perdre beaucoup parce qu’elles ne peuvent plus être séduites”.

Un exemple ? “J’aime quand un homme me tient la porte, quand il veut m’inviter au restaurant. Ce ne sont pas des objets.